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Enregistrement de pièces baroques mexicaines pour la Sainte Vierge

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  • Paroisse Saint-Maurice

deux motets religieux à la Vierge de Ignacio Jerusalem

 

Ananda Dingenen, soprano

Annaïs Soucaille, violon baroque

Susanne Ackermann, violon baroque

Nicolas Michael Jungo, violoncelle baroque

Elizaveta Lobanova, clavecin

Jerusalem est né sous le nom d’Ignazio Gerusalemme le 3 juin 1707 à Lecce, en Italie. Son père, Matteo Gerusalemme, était un Napolitain qui s’était installé à Lecce en 1689 pour y occuper le poste de maître de chapelle. Issu d’une fratrie de onze enfants, Jerusalem étudia le violon de manière approfondie en Italie avant de s’installer en 1732 dans la ville portuaire espagnole de Cadix. S’imposant comme un virtuose de cet instrument, il se produisait régulièrement au Coliseo de Cadix, le théâtre le plus prestigieux de la ville. Jerusalem fut rapidement surnommé la « merveille musicale » en raison de ses talents musicaux exceptionnels.

En 1742, Josef Cárdenas, administrateur de l’Hôpital royal des citoyens indigènes de Mexico, arriva à Cadix afin de recruter des talents pour le Coliseo de México, un théâtre dont les recettes servaient à financer l’hôpital. Cárdenas estimait que des artistes de plus haut niveau attireraient davantage de spectateurs au théâtre et permettraient ainsi de récolter davantage de fonds pour l’hôpital. Il persuada plusieurs talents de la musique et de la danse, dont Jérusalem, de l’accompagner à Mexico pour se produire au théâtre.

Peu après son arrivée, Jerusalem commença à diriger les activités musicales du Coliseo de México. Dès 1746, il recevait des commandes de la cathédrale de Mexico et enseignait au Colegio de Infantes (Collège des Enfants). En 1749, la cathédrale mit fin au mandat de son maître de chapelle peu brillant, Domingo Dutra, et annonça qu’elle rechercherait un dirigeant plus compétent. Jerusalem passa une audition pour le poste. Le jury, imprégné des formes musicales traditionnelles, se montra réticent face à la modernité et à l’éclectisme de ses compositions, mais finit par le nommer nouveau maître de chapelle le 3 novembre 1750, poste que Jerusalem occupa jusqu’à la fin de sa vie.

Jérusalem a connu plusieurs succès durant cette période : il a modernisé la notation musicale utilisée par les copistes de la cathédrale ; il a amélioré la qualité des textes utilisés dans les compositions de musique sacrée ; il a plus que doublé la taille de l’orchestre de la cathédrale ; et il a composé de manière prolifique.

À sa mort, le 15 décembre 1769, Jérusalem était très estimé par ses collègues et la communauté musicale de Mexico. Aux côtés d’autres immigrants espagnols arrivés au milieu du siècle, Jerusalem contribua à imposer le style galant à l’italienne au Mexique, supplantant ainsi la musique espagnole traditionnelle.